Actualités forêts

Septembre 2026  Festival de la forêt et du monde habitable

Touche pas à ma forêt-Pyrénées organise le Festival de la forêt et du monde habitable les 26 et 27 septembre 2026 à Nestier dans les Hautes-Pyrénées.

Un programme très riche, avec deux jours de conférences, de tables rondes, d’expositions, de balades naturalistes, d’ateliers et d’animations pour se rencontrer, pour apprendre, pour débattre et pour faire la fête !

Une conférence intitulée  » vieilles forêts : comment les préserver ?  » sera présentée par l’auteur de ce site. 

Thomas Brail et le GNSA sont les parrains du festival.

Pour connaître le programme, cliquer ici

Septembre 2026  E-cho : Recours au Conseil d’Etat

Alors que le Gouvernement a accordé au projet E-CHO, porté par Elyse Energy sur le bassin de Lacq, un statut exceptionnel de projet d’intérêt national majeur, la SEPANSO 64, le Collectif des Associations de Défense de l’Environnement (CADE) Pays Basque et Sud des Landes et le collectif Forêts Vivantes Pyrénées contestent cette décision devant le Conseil d’État et ont déposé un recours pour excès de pouvoir le 7 septembre.
Ce décret confère au projet E-CHO un statut exceptionnel, alors même que plusieurs éléments essentiels concernant :
-sa faisabilité,
-ses approvisionnements en biomasse,
-sa contribution réelle à la décarbonation,
-ses impacts environnementaux,
-ses garanties de sécurité pour les riverains très proches d’installations dangereuses (électrolyseur et utilisation de l’hydrogène à quelques dizaines de mètres des habitations),
demeurent insuffisamment établis, et ce malgré nos multiples contributions lors de la concertation préalable.
Les associations entendent obtenir dans le cadre de la procédure devant le Conseil d’État des clarifications et des réponses précises de l’État sur les besoins faramineux du projet au regard des ressources en biomasse (bois vivant), eau, électricité qui seraient captées ou privatisées par E-CHO.

Septembre 2026  Soirée spéciale « Sauvons nos forêts » sur France 2

Le 15 septembre 2026 à 21h sur France 2, France Télévisions s’associe à France Nature Environnement pour une soirée événement !

France Nature Environnement se mobilise de manière inédite la journée du 15 septembre. Elle sera marquée par un grand rassemblement devant le ministère de l’Economie l’après-midi et par une émission de sensibilisation du grand public en début de soirée sur France 2. 

Pour plus d’informations, cliquer ici.

 

Septembre 2026  Les Landes, déjà, en 1949 …

En 1949, un incendie hors norme ravage 50000 hectares de forêt landaise et fait 82 morts.

L’INA nous apprend que déjà à cette époque, la monoculture de pins était vivement critiquée pour son caractère inflammable. 

Dans le journal Le Monde du 25 Août 1949, le secrétaire général du syndicat des sylviculteurs rappelle que les sylviculteurs et lui même ont recommandé depuis longtemps la reconstitution dans les parages des maisons d’habitation, des chênaies d’autrefois, le chêne offrant au feu une résistance beaucoup plus grande que le pin.

Pour voir la vidéo de l’INA, cliquer ici

 

Août 2026  Incendies : la faute aux écolos

« En sanctuarisant les zones boisées, les environnementalistes favorisent l’embroussaillement qui alimente les incendies « , nous apprend cet article du Point. « La forêt française est en flammes, le sage montre du doigt l’idéologie verte, mais le fou regarde le capitalisme. Et pourtant combien de ces ONG écologistes pourraient être tenues indirectement responsables de la situation ? Notamment celles qui militent pour la libre évolution des forêts », nous dit cet autre article du Figaro.
La haine de ces deux chroniqueurs envers les ONG n’a d’égal que leur ignorance envers le sujet.

Il y aurait tellement à dire … prenons le cas des vieilles forêts par exemple, qui sont en évolution naturelle depuis plusieurs décennies, parfois plusieurs siècles. Un article de Reporterre qui dit déjà beaucoup dans son titre : « elles seront les dernières à brûler : face au chaos climatique, les vieilles forêts résistent » est sorti ces derniers jours.

Pour répondre à quelques arguments de ces journalistes, le problème n’est pas l’évolution naturelle mais la malforestation. Le problème n’est pas que les écolos empêchent l’existence de coupe feux dans la forêt landaise, mais les propriétaires eux mêmes qui exigent une indemnisation pour que leur capital sur pied ne disparaisse pas au nom des feux de foret. Logique … mettons-nous à leur place ! Les Obligations Légales de Débroussaillement (OLD) n’entrent pas en conflit avec la protection d’espèces, les 2 sont compatibles et les « ONG écolos » demandent déjà de ne pas intervenir en période de nidification pour les travaux.

Aucune interrogation de ces messieurs sur la méthode sylvicole coupe rase/dessouchage/plantation dans les Landes de Gascogne, et la gestion des catastrophes précédentes. Après les tempêtes de 1999 et 2009 et la canicule de 2003, quels ont été les enseignements, et les changements dans la forêt des Landes ? Réponse : les itinéraires sylvicoles ont continué à préconiser la plantation des pins en monoculture (photo ci jointe), véritable boîte d’allumettes. Voici un vrai sujet, qui fait qu’on en est là, malheureusement !

Août 2026  Vieilles forêts : « elles seront les dernières à brûler »

« Là où elles subsistent, les vieilles forêts semblent moins dépérir que les autres face au réchauffement climatique. Leur biodiversité est une des clés de leur robustesse. »

« Sauf exception, la canopée y est si dense, si fermée, que le rayonnement solaire arrivant au sol ne permet pas la prolifération de ronces ni de broussailles. Les très gros bois morts y ont un rôle d’éponge, ils retiennent parfois des centaines de litres d’eau »

Cet article du média en ligne Reporterre a interviewé l’auteur de ce site, ainsi que les écologues Annik Schnitlzer-Lenoble, Guillaume Decocq et Jean-Claude Génot. Jean-Philippe Siblet, président de l’Association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de Fontainebleau, nous y apprend que les réserves biologiques les plus anciennes à Fontainebleau n’ont pas brûlé. « Elles seront les dernières à brûler, avec leurs températures inférieures de plus de 10 °C à celles des plantations, leur humidité, leurs chênes centenaires bien plus résistants aux flammes que les pins sylvestres… »

Août 2026  Après les incendies … ça va bouger ?

Les incendies spectaculaires de cet été dans la forêt des Landes de Gascogne nécessiteraient d’opter pour des orientations de gestion radicalement différentes de celles usitées jusqu’à présent, c’est à dire la monoculture de pins. La première serait de favoriser le mélange feuillus-résineux et la diversification des peuplements en classe d’âges et d’essences. 

Pas si facile. Cet article, « après la catastrophe, bifurquer ou persévérer ? Les forestiers à l’épreuve des événements climatiques extrêmes« , analyse pourquoi, après les tempêtes de 1999 et 2009 et la canicule de 2003, peu de choses ont changé … sinon vers une sylviculture plus dynamique avec des rotations raccourcies !

On comprend alors davantage ce sentiment d’inertie qui suit les grandes déclarations politiques après catastrophes climatiques, et les blocages existant sur des sujets comme la stimulation de débouchés (notamment de la commande publique et des circuits courts), qui permettraient de favoriser l’implantation d’unités de première et seconde transformation spécialisées dans les feuillus.

Août 2026  Dans les forêts des Landes, le stockage de CO₂ atteint ses limites

Cet article du média en ligne The Conversation fait tout d’abord un zoom sur le cycle du carbone en forêt.

Il nous explique ensuite que le massif des Landes de Gascogne concentre 5 % de la surface forestière française, constitué quasi exclusivement de monoculture de pin maritime (87 % en 2020). Depuis le début des années 2000, le pouvoir de séquestration de carbone de la forêt landaise s’effondre. Les tempêtes (1999 et 2009) et incendies (2022 et 2026) n’en sont pas la seule raison. Le changement progressif des usages du bois, d’objets au potentiel de stockage fort vers d’autres où le carbone réside moins longtemps, comme le papier ou le bois-énergie, fait que ce stock d’objets commence également depuis les années 2010 à émettre plus de carbone qu’il n’en absorbe. D’autre part, l’accroissement du stock de bois sur pied s’est progressivement accompagné d’une hausse de son extraction, qui tend à maximiser la production à un niveau proche des limites de la capacité biologique du milieu.

Pour la première fois de son histoire, le massif forestier landais contribue positivement à l’accroissement de l’effet de serre. Ces résultats suggèrent que c’est la nature même de l’exploitation de cette forêt qui se trouve remise en cause par les événements climatiques de ces dernières décennies.

Août 2026  Commission Européenne : bois mort et incendies

Un document d’orientation est paru, visant à favoriser une meilleure compréhension de la manière dont le réseau Natura 2000 et sa gestion peuvent être adaptés au changement climatique pour atteindre ses objectifs.

Suite à inquiétudes, une étude de la Commission Européernne s’est penchée sur le bois mort, et conclut que le bois mort de gros calibre, qui présente des avantages pour la biodiversité, ne contribue pas de manière significative au risque incendie. Aux pages 37 et 38 peuvent être relevés des points intéressants, extraits :

« les mesures souvent prises sur les sites Natura 2000 pour atteindre les objectifs de conservation peuvent renforcer la résilience au changement climatique et contribuer directement et indirectement à réduire l’ampleur, l’intensité et l’impact des incendies. Ces mesures comprennent notamment:
– la protection des forêts anciennes et primaires, où le microclimat et la forte teneur en humidité de gros morceaux de
bois en décomposition réduisent le risque d’incendie de forêt; »

Pour accéder au rapport, cliquer ici

Juillet 2026  Sauvons les arbres de Chalabre !

Un collectif « Sauvons les arbres de Chalabre » s’est constitué à l’annonce de la mairie, de couper 24 platanes mâtures du Cours Colbert alors même que les diagnostics présentent divers niveau de risque.

Ces arbres apportent ombre, fraîcheur, beauté, biodiversité et vie sociale au cœur de Chalabre. Ils font partie de la mémoire et du caractère du village. Le collectif recherche une aide financière pour l’expertise indépendante, les constats techniques et les démarches de protection. Pour voir le site dédié, cliquer ici.

Pour rejoindre le groupe, cliquer ici

 

Juillet 2026  Forêts sauvages, lettre Naturalité no 32

Pour le numéro de ses 20 ans, Forêts sauvages part à la rencontre de différents sites en France et en Europe, où la libre évolution est la règle.

L’association a été créée le 13 janvier 2006, suite aux réflexions d’une douzaine de passionnés, sur la meilleure façon de préserver les milieux naturels et notamment les forêts.

Ce numéro est à lire ici.

Juillet 2026  Moratoire et blocage de coupes rases

En cette période estivale 2026 où le réchauffement climatique de la planète fait se combiner canicules et sècheresses hors normes, les feux de forêt embrasent le territoire français. Dans le même temps, les travaux sylvicoles intensifs continuent comme si de rien n’était au cœur des massifs forestiers.

Bernard Bousquet, ingénieur civil du GREF, co-signe cette « demande de moratoire urgent sur les coupes rases » que vous pourrez retrouver ici.

Dans le même temps, en forêt de Montmorency, une trentaine de maires ont décidé de couper les vivres à l’ONF tant qu’aucun moratoire ne sera acté sur les coupes rases pratiquées dans le massif, voir ici.

Juillet 2026 Concert Keryda et découverte de la SMCC

Le 23 Juillet à Manses (pays de Mirepoix, Ariège), le groupe Keryda fera un « concert botanique interespèces », suivi d’une marche d’observation en forêt avec échanges sur les démarches sylvicoles du lieu s’inspirant de la SMCC (Sylviculture Mélangée à Couvert Continu) et l’évolution naturelle.

Pour voir l’affiche, cliquer ici

Juillet 2026  Appel à dons pour chênaie têtard remarquable

La conduite des arbres en têtard est une pratique connue depuis des millénaires. Elle consiste à couper toutes les branches à une hauteur fixe et déterminée de manière répétée dans le temps. Les rejets que produit l’arbre permettent de produire du bois de chauffe, des piquets, des manches d’outils, sans toucher au tronc. Dans le Béarn, la conduite des chênes en têtard permettait autrefois d’utiliser les rejets comme bois-bûche, et la surface de terrain sous les arbres comme pâture, particulièrement pour les porcs friands de glands.

Le fonds de dotation Forêts préservées est en train d’acquérir une vieille chênaie têtard magnifique sur 7 hectares, répartie des deux cotés d’un vallon où coule un ruisseau intermittent (voir ici). Situé à 250 mètres d’altitude en Nord Béarn (pays de Lembeye), ce type de forêt est très rare, et constitue un véritable réservoir de biodiversité.

Le fonds recherche actuellement à compléter la somme manquante pour cette acquisition, à plus de 5000€/ha.

Juillet 2026  Incendie en forêt ariégeoise : des leçons à tirer

Un feu de forêt à Bordes Uchentein, dans le département de l’Ariège,a brûlé environ 300 hectares de landes et de forêt de montagne. Le feu a démarré samedi 11 vers midi, il a été signalé vers 13h.

Le premier hélicoptère est arrivé en reconnaissance en fin d’après midi, puis un premier hélicoptère bombardier en soirée. Les canadair sont arrivés en milieu de semaine, et ce sont des hélicoptères tchèques qui viennent apparemment à bout de l’incendie depuis samedi 19. Rapide, efficace ?

La raison est claire : le feu de Fontainebleau a mobilisé tous les moyens existants ou presque, dans une période de stress hydrique intense où d’autres départs de feu étaient prévisibles (dont autres feux en Ariège dès le lendemain).

Résultat : des feux qui auraient pu être minimisés et éteints rapidement sont encore en train de consumer des forêts, comme dans l’exemple présent. L’incendie de Fontainebleau a mobilisé de très importants moyens, c’était nécessaire.

Mais les moyens en France sont insuffisants et c’est là où le bât blesse. Comme pour la canicule, le gouvernement a été pris de court. Ou plus exactement : il n’a pas investi là où il aurait dû, autres priorités obligent (la guerre ? ah bon?). Cet article du Monde, qui met à jour une polémique autour de l’ancien gouvernement de Gabriel Attal en 2024 qui aurait annulé la commande de 2 Canadair supplémentaires, nous rappelle aussi qu’Emmanuel Macron avait déclaré après les incendies de 2022 vouloir « investir massivement » dans les moyens de lutte contre les feux de forêt.

Les 12 Canadair français ont été livrés entre 1994 et 2007 et ont une moyenne de 30 ans d’âge …

Il est donc essentiel que l’État français investisse massivement dans des moyens importants de lutte contre l’incendie, car cet exemple va se reproduire, cet été peut être, d’autres certainement. Il faut aussi mettre aux normes les bases le nécessitant pour accueillir les appareils, étudier un plan d’aménagement global du territoire pour gagner en efficacité en matière de réactivité aux départs de feux et de réduction des surfaces brûlées, dans un contexte d’aggravation du risque.

D’autre part, ces incendies, leur dimension, leur fréquence, leur dispersion sur l’ensemble du territoire national et au delà, doivent nous pousser à demander le maximum pour une baisse mondiale des émissions de CO2 (sans greenwashing ni fausses solutions). Le CO2 est un gaz stable dans l’atmosphère, il provoque ce maintenant fameux « effet de serre ». Il a pour conséquence cet embrasement général des forêts de la Terre, qui, en relarguant massivement du CO2, accélèrent d’autant plus le réchauffement dans une spirale non maîtrisable.

Juillet 2026 Communiqué interassociations Fontainebleau

Les associations signataires de cette tribune, au-delà du soutien qu’elles apportent à toutes celles et tous ceux qui ont lutté contre ce feu à l’échelle de cette forêt emblématique, souhaitent mettre en avant des points pertinents qui n’ont pas été médiatisés.

Par exemple, on a laissé, au fil du temps, des maisons se construire au sein ou en lisière de la forêt. Des projets d’urbanisme prévoient encore des constructions à ses marges notamment dans le Plan Local d’Urbanisme intercommunal de la Communauté d’Agglomération du Pays de Fontainebleau. Ainsi, l’urbanisation est génératrice de risques et accapare des moyens de lutte au détriment de la forêt elle-même.

Pour information, les Réserves Biologiques Intégrales, Réserves artistiques de l’École de peintres de Barbizon, n’ont pas été touchées par l’incendie (source : Jean-Philippe Siblet, président de l’ANVL). Il est probable que les incendiaires aient compris qu’elle ne brûleraient que très mal, et aient préféré aller dans les pinèdes et les landes.

Juillet 2026  Détruire les forêts déclaré projet d’intérêt national

Le 6 juillet dernier, un décret qualifiant le projet E-CHO à Lacq (Pyrénées atlantiques) de « projet d’intéret national majeur » a été voté.

« Ce projet contribue directement à la souveraineté énergétique de la France en produisant localement des carburants de substitution au pétrole aujourd’hui importé. La récente actualité géopolitique a démontré la nécessité de développer notre souveraineté énergétique » argumente la préfecture dans un communiqué. Pour voir l’article dans la République des Pyrénées, cliquer ici.

972m3 de prélèvement brut d’eau/heure, 300000 tonnes de bois par an dont on nous dit qu’une majorité serait issue de connexes et résidus (trouvés où, avec un marché déjà saturé ?), 2 milliards d’euros d’investissement, un rayon d’approvisionnement jusqu’au Périgord et à la Méditerranée, des rejets considérables de gaz à effet de serre, pour produire 1 % du besoin en carburant d’aviation des aéroports français … c’est ça, la transition écologique ? Plus de 260 communes à travers les Pyrénées ont déjà délibéré contre le projet E-CHO (voir les communes). Les collectifs organisés contre le projet n’ont pas dit leur dernier mot.

Juillet 2026  Un entrepreneur préserve 170 ha en libre évolution

Ce reportage de France 24 nous montre une initiative hors du commun, celle d’un entrepreneur fortuné qui a décidé de préserver le domaine du Costil en Normandie, avec 170 ha en libre évolution totale. Après le reportage, la journaliste fait tomber quelques idées reçues sur le plateau de France 24. Une vidéo qui éclaire sur les évolutions et les changements de perception en cours concernant les services rendus par la forêt et notamment, par les vieilles forêts.

 

Juillet 2026  LGV et forêt ancienne de la vallée du Ciron

Le tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax omet toute considération envers la biodiversité. Il traversera 8 zones natura 2000 où vivent des espèces protégées.

La vallée du Ciron, abritant l’une des forêts les plus anciennes de France (40000 ans),  devrait être traversée par 17 ponts et viaducs dans le cadre du chantier. Son écosystème est menacé, et les luttes s’organisent, avec un millier de personnes rassemblées samedi 4 Juillet.

C’est ce que nous apprend ce documentaire très complet réalisé par 3 étudiants bordelais.

Un article de Reporterre est également paru ce jour, focalisant sur les impacts désastreux attendus dans la forêt du Ciron. A noter une erreur de taille dans l’article : la forêt du Ciron est l’une des plus anciennes de France (hêtraie avec une continuité d’état boisé estimée à 40000 ans, donc un sol forestier depuis cette époque) mais pas du tout vieille (qui signifie ancienne + mature).

 

Juillet 2026  La France « sacrifie » son puits de carbone forestier

Dans cet article paru le 1er Juillet dans Le Monde, l’association Canopée nous alerte sur la feuille de route de la nouvelle stratégie nationale bas carbone, prête à être rendue publique.

La hausse prévue des prélèvements de bois, notamment par le soutien politique au bois énergie et aux bio carburants, va à l’encontre de la capacité de la forêt à absorber du carbone, et des objectifs de neutralité carbone que se fixe le pays. 

Juillet 2026  Carbone en forêt primaire versus plantations

L’association belge Forêt et Naturalité nous informe : une nouvelle étude scientifique démontre que les forêts plantées stockent 83% moins de carbone que les forêts primaires.

Ceci s’explique par le fait que le carbone est majoritairement stocké dans le sol, et non dans les arbres. Cette capacité de stockage, propre aux forêts anciennes, ne peut pas être compensée par la simple plantation de nouveaux arbres sur un sol dégradé.

Pour lire l’étude parue dans la revue Sciences, cliquer ici.

Juillet 2026  Exposition sur les vieilles forêts

Une membre du collectif « Alsé, forêts sanctuaires » organise une exposition sur les vieilles forêts pyrénéennes, réalisée par plusieurs artistes. 

Le vernissage aura lieu dimanche 12 Juillet dès 17 h en musique (des balkans).

10% du bénéfice des ventes sera versé au fonds de dotation Forêts préservées, sous forme de don.

Pour voir l’affiche, cliquer ici

Juillet 2026 Pyrénées audoises et Jura Sauvage

Ce mois de Juin, 2 projets d’acquisition de forêts à fort enjeu écologique ont été lancés par deux organismes amis, sur la plateforme Fraternité pour Demain :

Dans les Pyrénées audoises, Forêts préservées est en cours d’acquisition de parcellaires forestiers à fort enjeu biologique (hêtraie sapinière mature, très gros chênes tortueux), mais aussi des zones de cascades pétrifiantes et des linéaires de ripisylve sauvage qui abritent le Calotriton des Pyrénées, l’Écrevisse à pattes blanches, le Crapaud alyte accoucheur et probablement le Desman des Pyrénées. Il manque à ce jour 5630 euros pour finaliser l’achat. Voir le projet

Dans le Jura, États sauvages a l’opportunité d’acquérir une propriété forestière totalisant 11,7 hectares, située au cœur d’un des grands massifs du Haut Jura. Et ainsi la possibilité de sanctuariser définitivement un joyau de biodiversité fréquenté par des espèces emblématiques comme le Grand tétras et le Lynx boréal. L’achat est sécurisé (2ème palier atteint), mais l’appel à dons n’est pas terminé. Voir le projet

Juin 2026  Tribune de Canopée

 » Alors que le débat fait rage sur les climatiseurs, la dégradation de la forêt française reste un angle mort du débat politique. La France étouffe. La canicule que nous traversons n’est pourtant qu’un avant-goût du dérèglement climatique qui s’intensifie. Alors que le débat fait rage sur les climatiseurs, la dégradation du plus puissant d’entre eux – la forêt – reste un angle mort du débat politique. 

Lire ici cette tribune co signée par de nombreuses personnalités et scientifiques.

Juin 2026  L’ONF alerte de dépérissements dans les Pyrénées

Comme l’été dernier, l’Office National des Forêts alerte dans cet article de dépérissements observés dans les forêts de montagne commingeoises, au cœur des Pyrénées centrales.

Le réchauffement climatique et l’impact des cervidés sont montrés du doigt, avec raison. Canicules et épisodes de sécheresses se succèdent toujours plus, provoqués par une aggravation de l’effet de serre provenant de l’augmentation constante des activités humaines.

Toutefois, la gestion passée est aussi à regarder de près lorsqu’on évoque des dépérissements, notamment en montagne. Ainsi, un peuplement de sapins dépérissants était pris en exemple par l’ONF sur la commune de Boutx à l’été 2025. Pourtant, deux données n’apparaissaient pas dans la communication : d’une part, la sapinière était située en partie, et semble t’il majoritairement, en versant sud ; d’autre part, cette ancienne hêtraie sapinière avait subi une sélection drastique en faveur de l’essence résineuse, comme noté dans un Aménagement Forestier précédent. Rien d’étonnant à ce qu’il y sèche, donc.

Il ne faut pas confondre Sapin blanc et Épicéa commun. Le sapin s’est installé naturellement depuis l’Est jusqu’à la forêt d’Iraty après les glaciations et a développé une variabilité génétique importante. Il subit des dépérissements parfois importants dans la partie orientale de la chaîne, où l’histoire de la gestion doit également être passée à la loupe. Il peut y être attaqué par le scolyte Pityokteines sp.

L’épicéa, espèce exogène, a été massivement planté par le Fonds Forestier National (FFN), de l’après guerre aux années 80 dans les Pyrénées, le plus souvent en monoculture, et notamment chez une myriade de petits propriétaires, quelquefois sur d’anciennes prairies. On le trouve parfois sur des sols superficiels, des altitudes et des expositions inadaptées. Ils est confronté à des attaques importantes de scolytes typographes (Ips typographus), qui se reproduisent jusqu’à 3 fois les années très chaudes et provoquent la mort de l’arbre. Le stress hydrique et les scolytes impactent actuellement les pessières pyrénéennes très fortement. Toutefois, le réchauffement qui, répétons-le, est indéniable, n’est pas le seul facteur à mettre en cause dans de nombreuses situations.

Dans le cas présent, il aurait été intéressant que l’article fasse état de l’histoire de la gestion des parties de massifs impactées par le réchauffement climatique, tout en différenciant les essences pour ne pas confondre le lecteur.

 

Juin 2026  Coupes rases et scolytes dans le Jura

Une surface de 27 hectares d’épicéas dépérissants a été rasée dans le Haut Jura. L’association Régénération Forêt Ô Jura alerte sur la violence de la coupe ayant décapé le végétal jusqu’au caillou.

Recueil d’un échange avec une habitante : « le pire c’est qu’on « s’habitue » ! Il y a tellement de coupes qui ressemblent à ça autour de nous. Elles ne sont pas toujours de telle ampleur heureusement. »

Pour voir l’info parue dans le journal La Voix du Jura du 18 Juin, cliquer ici 

Juin 2026  Manif contre le projet E-cho

Malgré les alertes des scientifiques, des associations de protection de la nature et de la forêt, des habitants, malgré les nombreuses questions qui restent sans réponses, le projet industriel E-CHO poursuit sa route.
 
Pour ne pas rester spectateurs et continuer à sensibiliser sur les impacts d’un tel projet, Forêts Vivantes Pyrénées et Touche pas à ma forêt-Pyrénées vous donne rendez-vous à quelques dizaines de mètres du futur site d’implantation de l’électrolyseur d’E-CHO.

Au vu de la vigilance canicule rouge prévue mardi, cette mobilisation prévue à Mourenx (64) au rond-point de Monsieur Monde est reportée au mardi suivant 30 juin 2026, de 16h à 18h30, sur le rond-point de « Monsieur Monde », à Mourenx.
Pour vous situer : https://maps.app.goo.gl/uYWqvCMV5Xhhi2xM6?g_st=ac 

Juin 2026  Dégradation de matériel : à qui la faute ?

Les entreprises de travaux forestiers (ETF) subissent de nombreuses dégradations sur leurs matériels. Elles annoncent près de 400 actes contre leurs engins en Nouvelle Aquitaine en 4 ans qui vont du graffiti à l’incendie. Les Entrepreneurs de Travaux Forestiers (ETF) accusent les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE) de ces méfaits. L’accusation est d’agir directement ou de créer une ambiance permettant le passage à l’acte.

Alexis Ducousso, ingénieur de recherches à l’Inrae Bordeaux-Aquitaine, a mené l’enquête durant 1 an et demi : est-ce que ces accusations sont pertinentes ou pas ? La deuxième question est qui peut mener ces actes ?

Un article très éclairant à consulter ici

Juin 2026  Enquète du CNPF sur les biocarburants

Voici une enquête sur un sujet très important, qui pourrait avoir de profondes conséquences sur les paysages, les écosystèmes, les finances publiques et la filière bois locale des Pyrénées et du sud ouest.

L’enquête, plutôt discrète car non diffusée dans le lettre du CNPF, à laquelle on répond en 5-6 minutes, s’intitule : quels sont les perceptions, les freins et les leviers à l’utilisation de la ressource forestière en biocarburants ? Pour y répondre, cliquer ici

Mai 2026  Protéger des milliers d’hectares avec Kalaweit

Le fondateur de Kalaweit, Chanee, sera à Paris du 1er au 9 juin 2026 pour présenter une nouvelle phase de développement des actions de terrain de l’association en Indonésie et de la création d’un vaste ensemble forestier protégé. Après presque 30 ans d’engagement pour la protection des gibbons et des forêts tropicales, Kalaweit franchit aujourd’hui une étape stratégique avec le développement de projets de grande ampleur à Bornéo et dans l’archipel des Mentawaï.

Pour voir l’article, cliquer ici. Pour voir une vidéo édifiante (11 minutes) sur le projet de réserve biologique (et se plonger dans l’ambiance tropicale!), cliquer ici.

Retour en haut