Un feu de forêt à Bordes Uchentein, dans le département de l’Ariège,a brûlé environ 300 hectares de landes et de forêt de montagne. Le feu a démarré samedi 11 vers midi, il a été signalé vers 13h.
Le premier hélicoptère est arrivé en reconnaissance en fin d’après midi, puis un premier hélicoptère bombardier en soirée. Les canadair sont arrivés en milieu de semaine, et ce sont des hélicoptères tchèques qui viennent apparemment à bout de l’incendie depuis samedi 19. Rapide, efficace ?
La raison est claire : le feu de Fontainebleau a mobilisé tous les moyens existants ou presque, dans une période de stress hydrique intense où d’autres départs de feu étaient prévisibles (dont autres feux en Ariège dès le lendemain).
Résultat : des feux qui auraient pu être minimisés et éteints rapidement sont encore en train de consumer des forêts, comme dans l’exemple présent. L’incendie de Fontainebleau a mobilisé de très importants moyens, c’était nécessaire.
Mais les moyens en France sont insuffisants et c’est là où le bât blesse. Comme pour la canicule, le gouvernement a été pris de court. Ou plus exactement : il n’a pas investi là où il aurait dû, autres priorités obligent (la guerre ? ah bon?). Cet article du Monde, qui met à jour une polémique autour de l’ancien gouvernement de Gabriel Attal en 2024 qui aurait annulé la commande de 2 Canadair supplémentaires, nous rappelle aussi qu’Emmanuel Macron avait déclaré après les incendies de 2022 vouloir « investir massivement » dans les moyens de lutte contre les feux de forêt.
Les 12 Canadair français ont été livrés entre 1994 et 2007 et ont une moyenne de 30 ans d’âge …
Il est donc essentiel que l’État français investisse massivement dans des moyens importants de lutte contre l’incendie, car cet exemple va se reproduire, cet été peut être, d’autres certainement. Il faut aussi mettre aux normes les bases le nécessitant pour accueillir les appareils, étudier un plan d’aménagement global du territoire pour gagner en efficacité en matière de réactivité aux départs de feux et de réduction des surfaces brûlées, dans un contexte d’aggravation du risque.
D’autre part, ces incendies, leur dimension, leur fréquence, leur dispersion sur l’ensemble du territoire national et au delà, doivent nous pousser à demander le maximum pour une baisse mondiale des émissions de CO2 (sans greenwashing ni fausses solutions). Le CO2 est un gaz stable dans l’atmosphère, il provoque ce maintenant fameux « effet de serre ». Il a pour conséquence cet embrasement général des forêts de la Terre, qui, en relarguant massivement du CO2, accélèrent d’autant plus le réchauffement dans une spirale non maîtrisable.