Actualités forêts

Juillet 2026 Concert Keryda et découverte de la SMCC

Le 23 Juillet à Manses (pays de Mirepoix, Ariège), le groupe Keryda fera un « concert botanique interespèces », suivi d’une marche d’observation en forêt avec échanges sur les démarches sylvicoles du lieu s’inspirant de la SMCC (Sylviculture Mélangée à Couvert Continu) et l’évolution naturelle.

Pour voir l’affiche, cliquer ici

Juillet 2026  Appel à dons pour chênaie têtard remarquable

La conduite des arbres en têtard est une pratique connue depuis des millénaires. Elle consiste à couper toutes les branches à une hauteur fixe et déterminée de manière répétée dans le temps. Les rejets que produit l’arbre permettent de produire du bois de chauffe, des piquets, des manches d’outils, sans toucher au tronc. Dans le Béarn, la conduite des chênes en têtard permettait autrefois d’utiliser les rejets comme bois-bûche, et la surface de terrain sous les arbres comme pâture, particulièrement pour les porcs friands de glands.

Le fonds de dotation Forêts préservées est en train d’acquérir une vieille chênaie têtard magnifique sur 7 hectares, répartie des deux cotés d’un vallon où coule un ruisseau intermittent (voir ici). Situé à 250 mètres d’altitude en Nord Béarn (pays de Lembeye), ce type de forêt est très rare, et constitue un véritable réservoir de biodiversité.

Le fonds recherche actuellement à compléter la somme manquante pour cette acquisition, à plus de 5000€/ha.

Juillet 2026  Incendie en forêt ariégeoise : des leçons à tirer

Un feu de forêt à Bordes Uchentein, dans le département de l’Ariège,a brûlé environ 300 hectares de landes et de forêt de montagne. Le feu a démarré samedi 11 vers midi, il a été signalé vers 13h.

Le premier hélicoptère est arrivé en reconnaissance en fin d’après midi, puis un premier hélicoptère bombardier en soirée. Les canadair sont arrivés en milieu de semaine, et ce sont des hélicoptères tchèques qui viennent apparemment à bout de l’incendie depuis samedi 19. Rapide, efficace ?

La raison est claire : le feu de Fontainebleau a mobilisé tous les moyens existants ou presque, dans une période de stress hydrique intense où d’autres départs de feu étaient prévisibles (dont autres feux en Ariège dès le lendemain).

Résultat : des feux qui auraient pu être minimisés et éteints rapidement sont encore en train de consumer des forêts, comme dans l’exemple présent. L’incendie de Fontainebleau a mobilisé de très importants moyens, c’était nécessaire.

Mais les moyens en France sont insuffisants et c’est là où le bât blesse. Comme pour la canicule, le gouvernement a été pris de court. Ou plus exactement : il n’a pas investi là où il aurait dû, autres priorités obligent (la guerre ? ah bon?). Cet article du Monde, qui met à jour une polémique autour de l’ancien gouvernement de Gabriel Attal en 2024 qui aurait annulé la commande de 2 Canadair supplémentaires, nous rappelle aussi qu’Emmanuel Macron avait déclaré après les incendies de 2022 vouloir « investir massivement » dans les moyens de lutte contre les feux de forêt.

Les 12 Canadair français ont été livrés entre 1994 et 2007 et ont une moyenne de 30 ans d’âge …

Il est donc essentiel que l’État français investisse massivement dans des moyens importants de lutte contre l’incendie, car cet exemple va se reproduire, cet été peut être, d’autres certainement. Il faut aussi mettre aux normes les bases le nécessitant pour accueillir les appareils, étudier un plan d’aménagement global du territoire pour gagner en efficacité en matière de réactivité aux départs de feux et de réduction des surfaces brûlées, dans un contexte d’aggravation du risque.

D’autre part, ces incendies, leur dimension, leur fréquence, leur dispersion sur l’ensemble du territoire national et au delà, doivent nous pousser à demander le maximum pour une baisse mondiale des émissions de CO2 (sans greenwashing ni fausses solutions). Le CO2 est un gaz stable dans l’atmosphère, il provoque ce maintenant fameux « effet de serre ». Il a pour conséquence cet embrasement général des forêts de la Terre, qui, en relarguant massivement du CO2, accélèrent d’autant plus le réchauffement dans une spirale non maîtrisable.

Juillet 2026 Communiqué interassociations Fontainebleau

Les associations signataires de cette tribune, au-delà du soutien qu’elles apportent à toutes celles et tous ceux qui ont lutté contre ce feu à l’échelle de cette forêt emblématique, souhaitent mettre en avant des points pertinents qui n’ont pas été médiatisés.

Par exemple, on a laissé, au fil du temps, des maisons se construire au sein ou en lisière de la forêt. Des projets d’urbanisme prévoient encore des constructions à ses marges notamment dans le Plan Local d’Urbanisme intercommunal de la Communauté d’Agglomération du Pays de Fontainebleau. Ainsi, l’urbanisation est génératrice de risques et accapare des moyens de lutte au détriment de la forêt elle-même.

Pour information, les Réserves Biologiques Intégrales, Réserves artistiques de l’École de peintres de Barbizon, n’ont pas été touchées par l’incendie (source : Jean-Philippe Siblet, président de l’ANVL). Il est probable que les incendiaires aient compris qu’elle ne brûleraient que très mal, et aient préféré aller dans les pinèdes et les landes.

Juillet 2026  Détruire les forêts déclaré projet d’intérêt national

Le 6 juillet dernier, un décret qualifiant le projet E-CHO à Lacq (Pyrénées atlantiques) de « projet d’intéret national majeur » a été voté.

« Ce projet contribue directement à la souveraineté énergétique de la France en produisant localement des carburants de substitution au pétrole aujourd’hui importé. La récente actualité géopolitique a démontré la nécessité de développer notre souveraineté énergétique » argumente la préfecture dans un communiqué. Pour voir l’article dans la République des Pyrénées, cliquer ici.

972m3 de prélèvement brut d’eau/heure, 300000 tonnes de bois par an dont on nous dit qu’une majorité serait issue de connexes et résidus (trouvés où, avec un marché déjà saturé ?), 2 milliards d’euros d’investissement, un rayon d’approvisionnement jusqu’au Périgord et à la Méditerranée, des rejets considérables de gaz à effet de serre, pour produire 1 % du besoin en carburant d’aviation des aéroports français … c’est ça, la transition écologique ? Plus de 260 communes à travers les Pyrénées ont déjà délibéré contre le projet E-CHO (voir les communes). Les collectifs organisés contre le projet n’ont pas dit leur dernier mot.

Juillet 2026  Un entrepreneur préserve 170 ha en libre évolution

Ce reportage de France 24 nous montre une initiative hors du commun, celle d’un entrepreneur fortuné qui a décidé de préserver le domaine du Costil en Normandie, avec 170 ha en libre évolution totale. Après le reportage, la journaliste fait tomber quelques idées reçues sur le plateau de France 24. Une vidéo qui éclaire sur les évolutions et les changements de perception en cours concernant les services rendus par la forêt et notamment, par les vieilles forêts.

 

Juillet 2026  LGV et forêt ancienne de la vallée du Ciron

Le tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax omet toute considération envers la biodiversité. Il traversera 8 zones natura 2000 où vivent des espèces protégées.

La vallée du Ciron, abritant l’une des forêts les plus anciennes de France (40000 ans),  devrait être traversée par 17 ponts et viaducs dans le cadre du chantier. Son écosystème est menacé, et les luttes s’organisent, avec un millier de personnes rassemblées samedi 4 Juillet.

C’est ce que nous apprend ce documentaire très complet réalisé par 3 étudiants bordelais.

Un article de Reporterre est également paru ce jour, focalisant sur les impacts désastreux attendus dans la forêt du Ciron. A noter une erreur de taille dans l’article : la forêt du Ciron est l’une des plus anciennes de France (hêtraie avec une continuité d’état boisé estimée à 40000 ans, donc un sol forestier depuis cette époque) mais pas du tout vieille (qui signifie ancienne + mature).

 

Juillet 2026  La France « sacrifie » son puits de carbone forestier

Dans cet article paru le 1er Juillet dans Le Monde, l’association Canopée nous alerte sur la feuille de route de la nouvelle stratégie nationale bas carbone, prête à être rendue publique.

La hausse prévue des prélèvements de bois, notamment par le soutien politique au bois énergie et aux bio carburants, va à l’encontre de la capacité de la forêt à absorber du carbone, et des objectifs de neutralité carbone que se fixe le pays. 

Juillet 2026  Carbone en forêt primaire versus plantations

L’association belge Forêt et Naturalité nous informe : une nouvelle étude scientifique démontre que les forêts plantées stockent 83% moins de carbone que les forêts primaires.

Ceci s’explique par le fait que le carbone est majoritairement stocké dans le sol, et non dans les arbres. Cette capacité de stockage, propre aux forêts anciennes, ne peut pas être compensée par la simple plantation de nouveaux arbres sur un sol dégradé.

Pour lire l’étude parue dans la revue Sciences, cliquer ici.

Juillet 2026  Exposition sur les vieilles forêts

Une membre du collectif « Alsé, forêts sanctuaires » organise une exposition sur les vieilles forêts pyrénéennes, réalisée par plusieurs artistes. 

Le vernissage aura lieu dimanche 12 Juillet dès 17 h en musique (des balkans).

10% du bénéfice des ventes sera versé au fonds de dotation Forêts préservées, sous forme de don.

Pour voir l’affiche, cliquer ici

Juillet 2026 Pyrénées audoises et Jura Sauvage

Ce mois de Juin, 2 projets d’acquisition de forêts à fort enjeu écologique ont été lancés par deux organismes amis, sur la plateforme Fraternité pour Demain :

Dans les Pyrénées audoises, Forêts préservées est en cours d’acquisition de parcellaires forestiers à fort enjeu biologique (hêtraie sapinière mature, très gros chênes tortueux), mais aussi des zones de cascades pétrifiantes et des linéaires de ripisylve sauvage qui abritent le Calotriton des Pyrénées, l’Écrevisse à pattes blanches, le Crapaud alyte accoucheur et probablement le Desman des Pyrénées. Il manque à ce jour 5630 euros pour finaliser l’achat. Voir le projet

Dans le Jura, États sauvages a l’opportunité d’acquérir une propriété forestière totalisant 11,7 hectares, située au cœur d’un des grands massifs du Haut Jura. Et ainsi la possibilité de sanctuariser définitivement un joyau de biodiversité fréquenté par des espèces emblématiques comme le Grand tétras et le Lynx boréal. L’achat est sécurisé (2ème palier atteint), mais l’appel à dons n’est pas terminé. Voir le projet

Juin 2026  Tribune de Canopée

 » Alors que le débat fait rage sur les climatiseurs, la dégradation de la forêt française reste un angle mort du débat politique. La France étouffe. La canicule que nous traversons n’est pourtant qu’un avant-goût du dérèglement climatique qui s’intensifie. Alors que le débat fait rage sur les climatiseurs, la dégradation du plus puissant d’entre eux – la forêt – reste un angle mort du débat politique. 

Lire ici cette tribune co signée par de nombreuses personnalités et scientifiques.

Juin 2026  L’ONF alerte de dépérissements dans les Pyrénées

Comme l’été dernier, l’Office National des Forêts alerte dans cet article de dépérissements observés dans les forêts de montagne commingeoises, au cœur des Pyrénées centrales.

Le réchauffement climatique et l’impact des cervidés sont montrés du doigt, avec raison. Canicules et épisodes de sécheresses se succèdent toujours plus, provoqués par une aggravation de l’effet de serre provenant de l’augmentation constante des activités humaines.

Toutefois, la gestion passée est aussi à regarder de près lorsqu’on évoque des dépérissements, notamment en montagne. Ainsi, un peuplement de sapins dépérissants était pris en exemple par l’ONF sur la commune de Boutx à l’été 2025. Pourtant, deux données n’apparaissaient pas dans la communication : d’une part, la sapinière était située en partie, et semble t’il majoritairement, en versant sud ; d’autre part, cette ancienne hêtraie sapinière avait subi une sélection drastique en faveur de l’essence résineuse, comme noté dans un Aménagement Forestier précédent. Rien d’étonnant à ce qu’il y sèche, donc.

Il ne faut pas confondre Sapin blanc et Épicéa commun. Le sapin s’est installé naturellement depuis l’Est jusqu’à la forêt d’Iraty après les glaciations et a développé une variabilité génétique importante. Il subit des dépérissements parfois importants dans la partie orientale de la chaîne, où l’histoire de la gestion doit également être passée à la loupe. Il peut y être attaqué par le scolyte Pityokteines sp.

L’épicéa, espèce exogène, a été massivement planté par le Fonds Forestier National (FFN), de l’après guerre aux années 80 dans les Pyrénées, le plus souvent en monoculture, et notamment chez une myriade de petits propriétaires, quelquefois sur d’anciennes prairies. On le trouve parfois sur des sols superficiels, des altitudes et des expositions inadaptées. Ils est confronté à des attaques importantes de scolytes typographes (Ips typographus), qui se reproduisent jusqu’à 3 fois les années très chaudes et provoquent la mort de l’arbre. Le stress hydrique et les scolytes impactent actuellement les pessières pyrénéennes très fortement. Toutefois, le réchauffement qui, répétons-le, est indéniable, n’est pas le seul facteur à mettre en cause dans de nombreuses situations.

Dans le cas présent, il aurait été intéressant que l’article fasse état de l’histoire de la gestion des parties de massifs impactées par le réchauffement climatique, tout en différenciant les essences pour ne pas confondre le lecteur.

 

Juin 2026  Coupes rases et scolytes dans le Jura

Une surface de 27 hectares d’épicéas dépérissants a été rasée dans le Haut Jura. L’association Régénération Forêt Ô Jura alerte sur la violence de la coupe ayant décapé le végétal jusqu’au caillou.

Recueil d’un échange avec une habitante : « le pire c’est qu’on « s’habitue » ! Il y a tellement de coupes qui ressemblent à ça autour de nous. Elles ne sont pas toujours de telle ampleur heureusement. »

Pour voir l’info parue dans le journal La Voix du Jura du 18 Juin, cliquer ici 

Juin 2026  Manif contre le projet E-cho

Malgré les alertes des scientifiques, des associations de protection de la nature et de la forêt, des habitants, malgré les nombreuses questions qui restent sans réponses, le projet industriel E-CHO poursuit sa route.
 
Pour ne pas rester spectateurs et continuer à sensibiliser sur les impacts d’un tel projet, Forêts Vivantes Pyrénées et Touche pas à ma forêt-Pyrénées vous donne rendez-vous à quelques dizaines de mètres du futur site d’implantation de l’électrolyseur d’E-CHO.

Au vu de la vigilance canicule rouge prévue mardi, cette mobilisation prévue à Mourenx (64) au rond-point de Monsieur Monde est reportée au mardi suivant 30 juin 2026, de 16h à 18h30, sur le rond-point de « Monsieur Monde », à Mourenx.
Pour vous situer : https://maps.app.goo.gl/uYWqvCMV5Xhhi2xM6?g_st=ac 

Juin 2026  Dégradation de matériel : à qui la faute ?

Les entreprises de travaux forestiers (ETF) subissent de nombreuses dégradations sur leurs matériels. Elles annoncent près de 400 actes contre leurs engins en Nouvelle Aquitaine en 4 ans qui vont du graffiti à l’incendie. Les Entrepreneurs de Travaux Forestiers (ETF) accusent les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE) de ces méfaits. L’accusation est d’agir directement ou de créer une ambiance permettant le passage à l’acte.

Alexis Ducousso, ingénieur de recherches à l’Inrae Bordeaux-Aquitaine, a mené l’enquête durant 1 an et demi : est-ce que ces accusations sont pertinentes ou pas ? La deuxième question est qui peut mener ces actes ?

Un article très éclairant à consulter ici

Juin 2026  Enquète du CNPF sur les biocarburants

Voici une enquête sur un sujet très important, qui pourrait avoir de profondes conséquences sur les paysages, les écosystèmes, les finances publiques et la filière bois locale des Pyrénées et du sud ouest.

L’enquête, plutôt discrète car non diffusée dans le lettre du CNPF, à laquelle on répond en 5-6 minutes, s’intitule : quels sont les perceptions, les freins et les leviers à l’utilisation de la ressource forestière en biocarburants ? Pour y répondre, cliquer ici

Mai 2026  Protéger des milliers d’hectares avec Kalaweit

Le fondateur de Kalaweit, Chanee, sera à Paris du 1er au 9 juin 2026 pour présenter une nouvelle phase de développement des actions de terrain de l’association en Indonésie et de la création d’un vaste ensemble forestier protégé. Après presque 30 ans d’engagement pour la protection des gibbons et des forêts tropicales, Kalaweit franchit aujourd’hui une étape stratégique avec le développement de projets de grande ampleur à Bornéo et dans l’archipel des Mentawaï.

Pour voir l’article, cliquer ici. Pour voir une vidéo édifiante (11 minutes) sur le projet de réserve biologique (et se plonger dans l’ambiance tropicale!), cliquer ici.

Mai 2026  Les nuits des forêts à Brassacou

La 4ème édition des Nuits des forêts au tiers-lieu de Brassacou à Pamiers, en Ariège, propose un programme dense et diversifié sur 5 jours (5 au 10 juin puis le 18).

A retenir, l’animation de Carine Delmas, prestataire de Nature En Occitanie pour le programme de l’Observatoire des Pyrénées, centrales, qui propose un atelier pratique le 07 Juin après midi, afin de découvrir les 10 facteurs-clé d’accueil de la biodiversité en forêt.

Pour accéder au programme, cliquez ici

Mai 2026 Les Echos d’Ecofor no 69

Le GIP Ecofor est un Groupement d’Intérêt Public regroupant les principaux organismes forestiers français. Ses activités principales portent sur l’étude du fonctionnement et de la dynamique des écosystèmes, ainsi que sur la gestion durable des forêts

Son dernier bulletin des Echos met en lumière l’un des sujets d’étude principaux : la biodiversité. « Si la biodiversité influe le fonctionnement de la forêt, inversement, on s’attend à ce qu’un forçage externe sur le fonctionnement de la forêt ait une incidence sur la biodiversité. »

Un autre zoom est effectué sur les coupes rases. Hasard de calendrier ou pas, le sujet a été débattu lors d’une table ronde de la Commission de l’Assemblée Nationale, puis lors d’un colloque organisé par l’association Canopée.

Une deuxième table ronde, réunissant des députés de tout l’éventail politique (hors RN) a confirmé un fort souhait  de l’Assemblée Nationale d’un encadrement des coupes rases.

Mai 2026  900 arbres abattus pour le Tour de France

Environ 900 arbres seront abattus dans les Vosges pour sécuriser le passage du Tour de France cet été. Des travaux réalisés en pleine période de nidification dans une zone protégée (ZPS des Hautes-Vosges). « La période est vraiment mal choisie », déplorent des naturalistes.

Voir l’article du média en ligne Reporterre.

Mai 2026  Dernières informations de l’usine Biosyl

Nous vous transmettons le dernier communiqué de presse du Réseau Forêt Limousine, regroupement d’associations, collectifs, syndicats et groupements forestiers qui œuvrent pour des forêts vivantes en Limousin.

Et ce, suite aux incendies qui ont eu lieu sur le site de l’usine Biosyl en Haute-Loire.

En Creuse, la colère gronde alors qu’en Haute Loire, l’usine brûle.

Mai 2026  Articles de Reporterre

Le premier article évoque un scandale, celui du président du CRPF Bretagne, propriétaire d’un terrain en bord de route avec un alignement remarquable de 70 chênes bicentenaires. Celui-ci avait programmé leur abattage mais la mobilisation riveraine a pu en sauver 50, grâce à la présence du coléoptère Pique prune, pourtant bien identifié. La destruction sans dérogation de l’habitat de cette espèce rare et protégée est un délit puni par la loi.

Le second article nous parle de la réintroduction du Grand tétras dans les Vosges, vue par Michel Munier qui a assisté à sa disparition naturelle.

« On devrait investir notre énergie pour protéger ces habitats, de vieilles forêts qui se raréfient, et aider les forestiers à en avoir une gestion différente. Tout cet argent utilisé pour tenter la réintroduction aurait pu servir à l’ensemble de la faune et pas à une seule espèce qui va disparaître. Pourquoi vouloir les forcer à s’adapter ?, interroge-t-il. Sa disparition m’attriste, mais plus encore cet orgueil des hommes qui veulent dicter leur caprice à la nature. »

Avril 2026  Un « spécial forêts » en ligne, très intéressant

Ici Tou Va Bien (ITVB) est un média en ligne basé à Pau, qui a 1600 abonnés.

Le 29 avril est paru son numéro « spécial forêts » avec plusieurs articles fort intéressants.

Un article intitulé « Contribuer à la prise en compte de l’écologie dans la gestion durable et multifonctionnelle des forêts » porte sur les actions de l’Observatoire des forêts des Pyrénées centrales, son histoire, ses réussites. 

Avril 2026  2 780 ha de forêts préservées par des ORE

Le 03 avril dernier, une ORE était signée sur plus de 400 ha dans les Pyrénées ariégeoises, voir l’actu ci-dessous Une nouvelle ORE en forêt de Fachan.

S’y ajoute également une ORE pour les 99 prochaines années à Counozouls, dans les Pyrénées audoises, sur 2380 ha. Elle a été signée très récemment, toujours dans le cadre d’un projet Nature Impact, impliquant des engagements tant de sylviculture intégrative que de zones en libre évolution.

Pour en savoir plus, cliquer ici

Avril 2026  Livre sur les vieilles forêts pyrénéennes

Pascal Mathieu, conseiller forestier, travaille pour les forêts et leurs propriétaires depuis une quarantaine d’années. Il a œuvré dans les secteurs privé et public, créé son entreprise forestière et une association de planteurs de haies.

Il vient de publier un livre sur les vieilles forêts pyrénéennes, « Un voyage immersif au cœur de ces écosystèmes préservés, source de connaissances nouvelles et d’émerveillement. »

Nous ne pouvons que vous encourager à le lire afin d’en apprendre plus sur ces cœurs de biodiversité rares et méconnus.

Un bémol toutefois, l’auteur cite le nom de plusieurs vieilles forêts oubliées, plus ou moins accessibles et pas encore parcourues. Nous ne partageons pas son point de vue  là-dessus : ces milieux sont fragiles, lieux de quiétude pour la flore, la faune et la fonge autochtones ; sensibiliser à la nature sauvage ne doit pas contribuer à la faire reculer.

Pour en savoir plus, cliquer ici

Avril 2026  Réunion publique contre E-cho dans le Comminges

A Lacq (64), un méga projet de complexe industriel visant à produire du carburant d’aviation à base de biomasse se développe dans un silence assourdissant. C’est le projet E-CHO, qui menace la forêt pyrénéenne et commingeoise.

Touche pas à ma forêt Pyrénées, Nature Comminges et Forêt vivante Sources du Touch organisent une réunion publique le 16 avril à Labarthe Inard. Pour plus d’informations, cliquer ici

Avril 2026  Une nouvelle ORE en forêt de Fachan

L’Obligation Réelle Environnementale (ORE) est un outil de contractualisation permettant au propriétaire de conserver sa parcelle tout en assurant la préservation de la biodiversité et des usages, y compris lors de futurs changements de propriétaire, sur une durée pouvant aller jusqu’à 99 ans.

Les propriétaires de la forêt de Fachan (455 ha) située à Riverenert (Ariège) ont décidé de souscrire dans le cadre d’un projet Nature Impact une ORE tripartite avec l’ANA-CEN et le WWF pour préserver 30 ha en libre évolution permanente, s’ajoutant à 101 ha non exploitables, ce qui permet d’atteindre environ 30 % de la surface forestière. 1668 arbres-habitats vivants (soit environ 6 par ha) seront aussi sauvegardés au sein de la surface où le bois est exploité.

La signature de cette ORE a lieu le 03 avril dans les locaux de l’ANA-CEN. Pour en savoir plus, cliquer ici

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