Novembre 2014  Les exportations en Chine qui visent l’ONF

Dans les Pyrénées, on ne compte plus, d’Est en Ouest, les camions de grumes à destination de la Chine. Cette nouvelle pression est l’une des plus importantes menaces qui pèsent sur les forêts pyrénéennes, tout comme sur les vieilles forêts. L’association Robin des Bois attaque frontalement l’Office National des Forêts et l’accuse de vendre ses bois en Chine par l’intermédiaire d’acheteurs belges ou chinois.

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L’Office National des Forêts
répond dès le lendemain dans un communiqué de presse intitulé « l’ONF n’exporte pas de bois vers la Chine ».

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3 réflexions au sujet de « Novembre 2014  Les exportations en Chine qui visent l’ONF »

  1. Bartoli Michel

    L’ONF a vendu du bois de hêtre en grumes directement à la Chine après et à la suite des énormes chablis de fin 1999. A l’arrivée, ces grumes n’étaient pas en bon état, le hêtre supporte mal la chaleur humide.
    Que Robin des bois recopie des tracts de la FNB (fédération nationale du bois) sans vérifier et en en rajoutant est fort curieux. Il y a bien du bois français qui arrive en Chine mais il suit des circuits commerciaux classiques, ne vient pas que de l’ONF. Et cela ne change en rien, comme le dit l’ONF, le niveau de prélèvement en forêt.

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  2. GF

    Mon témoignage au sujet du bois pour la Chine :
    J’ai vendu, comme plein d’autres dans le même secteur (Donezan), des épicéa sur pied à un marchand de bois qui l’expédie en Chine. Des arbres plantés il y a 40 ans, bien serrés…Pas de vie dessous. Des « tâches » sombres dans la forêt locale, très mélangée, composée de de hêtres, Frênes, mélèzes ou pins sylvestres. Des arbres qui auraient pu pourtant être utilisés localement ou régionalement … mais qui n’intéressaient pas les scieries les plus proches ! Pas intéressant car trop cher à exploiter pour être compétitif par rapport au  » sapin du nord », venu de Russie ou scandinavie, qui remplit les rayons des magasins de bricolage. Intéressant par contre pour quelqu’un qui achète en gros, très peu cher, le bois de nombreuses parcelles et qui va le faire transformer dans un pays où la main d’oeuvre est sous-payée.
    Je suis donc rentrée consciemment dans ce système absurde qui fait qu’on utilise ici du bois de Russie pendant que le nôtre part en Chine ! Je l’ai utilisé car c’était pour moi le meilleur moyen (et en tout cas le seul à ma portée) de me débarasser de ces arbres pour que reviennent hêtres, frênes et pins autochtones… et la vie qui va avec. Mes autres parcelles au boisement variés ne subiront pas le même sort. Certaines resteront « inviolées » pour que nos descendants puissent y trouver un jour de « vieilles forêts ». D’autres seront peut-être coupées, si et seulement si le bois peut-être utilisé localement et « raisonnablement ».

    GF

    NB : Dans le Donezan (et ailleurs), les très nombreuses parcelles en indivision sont devenues autant de petites réserves naturelles où les arbres ne sont plus coupés depuis des décennies et où la vie sauvage s’épanouit.

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    1. admin

      Votre témoignage de propriétaire forestier est très enrichissant. Il montre qu’on peut avoir des idéaux et une certaine conscience des choses tout en devant faire face à des réalités toutes autres. C’est vrai que dans le Donezan, vers l’étang du Laurenti par exemple, il existe des patchs de vieilles forêts avec pas mal de bois mort et des arbres au diamètre important. Un vrai plaisir de s’y balader et je dirais de s’y perdre, c’est hors sentier la plupart du temps ! Si vous avez une de ces forêts en votre possession, cela peut être effectivement une très bonne chose de conserver les parties matures. Le jeu en vaut la chandelle, si vous permettez 🙂
      Et puis si vous êtes en périmètre Natura 2000, il existe des dispositifs permettant de mettre des îlots en sénescence, de protéger des bois sénescents tout en touchant des fonds pour cela. A votre disposition pour en parler !

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