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J’ai vécu en Amérique latine tropicale
(Venezuela et Costa Rica) où j’étais guide de nature.

A mon retour en France à l’âge de 29 ans, je cherchais le sauvage partout, dans les fossés, au fonds des campagnes et des forêts, sans pouvoir vraiment m’expliquer cette curiosité nouvelle.

Je recherchais la présence d’une nature sauvage, relativement accessible sous les tropiques latines tant dans son domaine maritime que terrestre, et qui a des correspondances directes dans les mentalités locales. Le fait de pouvoir évoluer facilement dans des environnements relativement préservés de l’artificialisation manquait à mon être profond, à ma nature véritable.

Bien des années plus tard, je retrouvais ces sensations intérieures dans certains fonds de vallon perdus des Pyrénées, où la forêt semble retourner par endroits à un état originel.

 
Les photos suivantes ont été majoritairement prises dans les forêts nuageuses d’altitude des versants montagneux du Pacifique sud du Parc International de la Amistad au Costa Rica. Il faut 5 jours à pied pour traverser cet immense Parc d’Est en Ouest, sans aucune route ni sentier. Aucune carte précise n’existe, et le GPS ne passe pas sous la frondaison des arbres de la canopée.

Ces forêts sont très peu fréquentées par l’homme. Les pumas et les jaguars nous signalent leur présence par les traces et odeurs d’urine qu’ils répandent autour de nous. La biodiversité floristique est extraordinaire et pas toute étudiée ; l’expérience de la connexion à plus grand que nous, aux magies de la vie et de l’évolution, très forte.
 

Enfin, pardonnez-moi si ces photos ne sont pas à la hauteur de la magnificence de ces espaces, mais les appareils numériques n’existaient pas lorsque j’habitais là bas, ces photos ont donc été prises lors de séjours furtifs, et non pendant la période où j’y résidais.